Page 48 - bspirit! Magazine: November 2012

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by 2030. “Increased production from the traditional iron ore
regions will not fill the gap and so it is certain that projects in
central and western Africa will be developed to fill the demand.
By the end of the decade, west and central Africa could export
just as much as Australia currently does – 500million tons – if all
the planned projects come online,” Welborn predicts.
As the presence of iron ore deposits in west Africa has been
known for a long time, mining companies like Brazil’s Vale,
Anglo-Australian Rio Tinto and state-owned Chinese companies
already have operations in west and central African nations like
Liberia, Guinea, Sierra Leone, Ivory Coast and the Republic of
Congo. Political stability and improved conditions such as better
infrastructure in the region have prompted many more companies
to show an interest in the region.
Sheila Khama, the Director of the Extractive Resource Service
at the Accra-based African Center for Economic Transformation,
says the increase in investment in iron ore is driven in large by
demand for steel in China to feed mega infrastructure
development projects in that country”. China buys the majority
of seaborne iron ore‚ importing more than 650million tons last
calendar year or 63% of total global seaborne iron ore. Khama
said political stability in the region also makes investors less
wary. “Political stability in Liberia, Guinea and Sierra Leone has
been a factor because it lowers investors’ risk and attracts
investment from mining companies.”
Though some risk remains, global competition for resources is
trumping the fear of political instability. Khama says it’s not only
Australian, European and American companies flocking to west
and central Africa, it’s also the BRIC nations of Brazil, Russia,
India and China trying to lay claim to the region’s iron ore
deposits. “For example, ArcelorMittal, China state companies and
[
Brazil’s] Vale, all of which have invested significantly in sub-
Sahara in recent times, have impacted growth in the sector.”
«
Dans ce cas, d’où proviendront les ressources complémentaires, »
s’interroge John Welborn, Directeur d’Equatorial Resources Limited,
une société d’exploration de minerai de fer et de développement,
basée en République Démocratique du Congo.
En 2011, le volume de minerai transporté par bateau atteignait 1,1
milliard de tonnes, ce qui représente presque le double de l’année
2001.
A l’horizon 2030, la demande mondiale devrait tripler pour
atteindre plus de 3,51 milliards de tonnes.
«
L’augmentation de l’extraction de minerai de fer dans les régions
traditionnelles ne comblera pas le déficit, et c’est aux projets menés
en Afrique Centrale et de l’Ouest qu’il reviendra de pallier la pénurie.
D’ici la fin de la décennie, les régions centrales et occidentales
de l’Afrique pourraient exporter autant que l’Australie à l’heure
actuelle – 500 millions de tonnes – si tout se déroule selon les
plans, » prédit Welborn.
Par ailleurs, l’Afrique occidentale est connue de longue date pour
ses dépôts de minerai de fer – des compagnies minières telles Vale au
Brésil, Rio Tinto, groupe anglo-australien, ou des entreprises publiques
chinoises sont déjà présentes dans des pays comme le Liberia, la
Guinée, la Sierra Leone, la Côte d’Ivoire et la République Démocratique
du Congo. La stabilité politique et l’amélioration des infrastructures
ont contribué à renforcer l’intérêt de bon nombre de compagnies
dans la région.
Selon Sheila Khama, directrice du service d’exploitation des
ressources au
Center for Economic Transformation
,
basé à Accra, la
hausse des investissements dans les mines de fer est largement
gouvernée par la « demande de la Chine, qui a besoin de ravitailler
ses mega projets de développement ». La Chine achète la plus grosse
partie du minerai de fer transporté par mer,
enregistrant des importations de plus de 650
millions de tonnes au cours de la dernière année
civile, soit 63% de la production totale. Khama
confirme que la stabilité politique de ces pays
africains rend également les investisseurs moins
méfiants. « La stabilité politique au Liberia, en
Guinée et Sierra Leone est un facteur essentiel pour
les investisseurs qui veulent prendre un minimum
de risques. Pour les compagnies minières, c’est un
gage d’attractivité. »
Bien que certains risques subsistent, la
concurrence mondiale pour les ressources est telle qu’elle éclipse la
crainte d’un conflit politique. Khama précise que les compagnies
intéressées par les pays du centre et de l’ouest de l’Afrique ne sont
pas seulement australiennes, européennes et américaines. Cela
concerne également les nations BRIC – Brésil, Russie, Inde et Chine.
Toutes réclament leur part de la production de minerai. « Ainsi,
ArcelorMittal, les entreprises publiques chinoises et Vale [Brésil], ont
toutes réalisé récemment d’importants investissements en Afrique
sub-saharienne, pesant par la même occasion sur la croissance dans
ce secteur. »
Le boom du minerai de fer devrait stimuler les économies de pays
comme la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone, les nations les plus
pauvres de la planète. En Sierra Leone, les prévisions de croissance
sont de l’ordre de 34% en 2012, principalement grâce à 1 milliard de
dollars (0,78 milliards d’euros) issu de l’exploitation de deux
gisements de fer. Des chiffres qui propulsent ce pays en tête des
économies en plus forte croissance dans le monde !
A côté de cela, les entreprises tributaires du développement de
leurs opérations, investissent des milliards dans les infrastructures,
avec en corollaire des retombées pour d’autres marchés. D’après
Les géants
miniers
tablent sur le
continent
africain pour
les années
à venir
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