Page 52 - bspirit! Magazine: November 2012

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RWANDANEXPORTS }
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f all the embassies in London, none has a more striking
basement than Rwanda House. Adorning the walls and
table-tops in the spacious room are dozens of ‘Peace
Baskets’, intricately woven works of art made in Rwanda
by collectives of highly-skilled craftswomen.
They are a symbol, not only of reconciliation in Rwanda, but
of the country’s economic recovery,” explains first counsellor
Linda Kalimba, who, from her office at the embassy has worked
tirelessly to promote the hand-crafted baskets to shops in the UK
and Europe. “The baskets have played a crucial role in rebuilding
the new Rwanda because women sit together in their villages to
weave, share the pain of the past and find a way to console each
other. The baskets have also become popular in America where
they are sold by department store Macy’s, which means they have
been a great economic boost to Rwanda.”
Driven by increased demand and popularity (Oprah Winfrey
and Nicole Kidman both own Peace Baskets) there are now more
than 4,000 weavers across Rwanda. Sales of the baskets have
gone from $50,000 (€38,600) in 2004 to nearly $2 million
(
€1,54 million) today – making them one of Rwanda’s top non-
agricultural exports. That figure is set to soar further once
department stores in Europe and the UK start stocking the woven
baskets, something Kalimba believes is just a matter of time.
We are talking to shops that like handmade items and we are
waiting for the breakthrough,” she says. “It is usually when a
designer buys into the idea that things take off. We are
encouraging potential buyers to visit Rwanda and find out the
fascinating past these baskets have.”
Woven Rwandan baskets – which are made from grasses and
natural fibres – have been around for generations. Traditionally,
they are given to brides as a present.
It is a sign of wealth and prosperity and a symbol that you
must keep the marriage issues from spilling out,” says
Kalimba. “In each Rwandan home where you find a
woman who is married you’ll find at least one big one.”
The baskets found their way to America thanks to
Gahaya Links, a company established in 2004 by
sisters Joy Ndunguste and Janet Nkubana. From
Les superbes paniers confectionnés par les femmes rwandaises donnent un sérieux coup de
pouce à l’économie de ce pays d’Afrique de l’Est. Un reportage de
Pierre de Villiers
ucune autre ambassade à Londres ne dispose d’un
sous-sol agencé avec autant d’effet que la
Rwanda
House
.
Dans ses pièces spacieuses, des dizaines
de « Paniers de la Paix » – des ouvrages d’artisanat
réalisés par les femmes du Rwanda – décorent les murs ou
trônent sur les tables.
«
Ce sont les symboles non seulement de la réconciliation
au Rwanda, mais également de la revitalisation économique
du pays, » explique la première conseillère de l’ambassade,
Linda Kalimba, qui de son bureau a travaillé sans relâche à la
promotion de ces paniers traditionnels auprès des chaînes de
grands magasins du Royaume-Uni et d’Europe. « Le tressage des
paniers a joué un rôle crucial dans la reconstruction du Rwanda,
notamment parce qu’il repose sur l’entraide. Dans leurs villages, les
artisanes se rencontrent pour tisser ensemble, partager les souffrances
du passé et trouver un moyen de se réconforter. Devenus populaires
aux Etats-Unis, ces paniers sont vendus dans les grands magasins
Macy’s, suscitant un essor économique inégalé au Rwanda. »
Sous l’impulsion d’une demande de plus en plus forte (Oprah
Winfrey et Nicole Kidman possèdent toutes deux un Panier de la Paix),
plus de 4.000 tisserandes sont aujourd’hui au travail au Rwanda. Les
ventes sont passées de 50.000 $ (38,600 €), en 2004, à près de
2
millions $ (1,54 millions €) à l’heure actuelle – plaçant cette
ressource en tête des exportations nationales non agricoles. Ce
chiffre est encore appelé à augmenter dès lors que la distribution en
Europe et au Royaume-Uni commencera à faire des stocks de ces
corbeilles. Une simple question de temps, selon Kalimba.
«
Nous sommes en contact avec des chaînes de magasins qui
apprécient notre artisanat, ce qui laisse présager une véritable percée
de nos produits, » poursuit-elle. « Bien souvent, lorsqu’un styliste
s’enthousiasme pour le concept, les choses commencent à décoller.
Nous encourageons les acheteurs potentiels à visiter le Rwanda afin
de découvrir la fascinante histoire qui se cache derrière ces paniers. »
Les paniers tressés du Rwanda – fabriqués à base de feuilles et de
fibres naturelles – existent depuis des générations. Depuis fort
longtemps, on les offre en cadeau aux futures mariées.
«
C’est un signe de richesse et de prospérité, une sorte d’endroit
secret, un jardin réservé aux femmes, » explique Kalimba. « Dans
fibres magiques
weaving magic
Stunning baskets woven by the women of Rwanda are giving the
east African country a timely economic boost, discovers
Pierre de Villiers
O
A
IMAGES
PIERRE DE VILLIERS