Page 31 - bspirit! Magazine: November 2012

Above left:
Students Ibrahim Jalloh and Samuel Bangura find inspiration from the view across Goderich Bay onto Freetown as they
practice playing guitar.
Above right:
Seydu performing at a local concert in Freetown
Development Cooperation, the arts school opened its doors to
primary school students from the nearby village. Today 220
students study the academic subjects taught to children across
the country. But after class, Diamond Child students get a unique
opportunity: they learn to play instruments, to paint and to
practice drama and dance. The school attracts youth from across
the capital to learn traditional instruments like the “balanji” and
the “kondi” (a thumb piano) and practice on Western instruments
like steel-stringed guitars, synthesisers, electric guitars and a
drum kit.
In a country where often the only place you can
find a guitar is at church, the school’s small
collection of instruments is a gold mine for young
people yearning to express themselves musically.
Ibrahim Jalloh, a young man working for the
national telecommunications company, has spent
the last three years learning to play the Spanish
guitar. “I thank God for this opportunity,” Jalloh
says. “It feels good to play music.”
The classroom teachers here are also musicians
and dramatists. Alarick Pratt, who teaches basic
education at the primary school, is a trumpet player. “I didn’t get
this kind of education when I was a child,” Pratt says. “But it is
very important because it revives a cultural heritage that has
been long ignored at schools here.”
Seydu agrees. He believes all children should have access to
the arts as early as possible. “I set up Diamond Child to give some
support to our culture, especially in the early days of the little
ones, so they can grow up with this sense, this knowledge and so
they do not lose their roots.”
parole jusque tout là-bas, » confie-t-il, le sourire lumineux, en
pointant la ligne d’horizon derrière l’océan, dans le vaste monde.
En 2008, avec le soutien de la Fondation caritative, la
Rubio
Foundation
,
d’amis musiciens et de la Coopération espagnole au
Développement, l’école d’art
Diamond Child
ouvre ses portes à des
élèves de l’enseignement primaire du village voisin. Aujourd’hui 220
étudiants y suivent une formation de base. Mais après les cours, les
élèves ont aussi accès à des disciplines telles que la musique, la
peinture, l’art dramatique et la danse. L’école attire des jeunes des
quatre coins de la capitale, qui viennent y pratiquer des instruments
traditionnels comme le « balanji » ou le « kondi », ainsi que des
instruments occidentaux : guitare aux cordes d’acier, synthétiseur,
guitare électrique ou batterie.
Dans un pays où bien souvent l’église est le seul endroit où trouver
une guitare, la petite collection d’instruments dont dispose l’école
représente une mine d’or pour les jeunes désireux de s’exprimer par
la musique. Ibrahim Jalloh, un jeune employé de la compagnie
nationale de télécommunications, y a appris à jouer de la guitare
espagnole ces trois dernières années. « Je remercie Dieu pour cette
chance, » dit Jalloh. « Jouer de la musique est un vrai bonheur !»
Ici,lesprofesseurssontégalementdesmusiciensetdesdramaturges.
Alarick Pratt, enseignant dans le primaire, est trompettiste. « Je n’ai
pas reçu ce type d’éducation lorsque j’étais enfant, » explique Pratt.
«
Et pourtant c’est essentiel car cela permet de faire revivre un
patrimoine culturel longtemps ignoré du monde de l’éducation. »
Seydu partage cet avis. Selon lui, les enfants devraient être plongés
dans l’univers artistique dès le plus jeune âge. « Si j’ai fondé
Diamond
Child
,
c’est parce que les enfants ont un potentiel fabuleux et sont les
vecteurs du développement de la culture. A cette période de leur vie,
ils ont la capacité de développer leurs sens et d’acquérir un savoir
At thirteen
he snuck
onto a
fishing boat
headed for
Europe
{
PRESERVINGHERITAGE }
brussels airlines
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